Ballades Sensibles

Il s’agit d’espaces collectifs et d’espaces individuels.
D’espaces publics et d’espaces personnels.
D’espaces extérieurs et d’espaces intérieurs.
Il s’agit de rendre hommage aux émotions qui humanisent un espace.
Donner une autre lecture des espaces qui nous entourent,
Propre à chaque lieu et à chaque public.

LES BALLADES SENSIBLES
Point de départ : la performance d’une danseuse.
Une déambulation chorégraphique dans un espace, intérieur ou extérieur, ayant un caractère historique, architectural ou social (lieux de travail, espace urbain familier, lieux de loisirs).
L’objectif de ces déambulations est de provoquer des émotions, liées au lieu où l’on se trouve, au corps qui nous guide dans ce lieu et à la place que l’on occupe dans cet ensemble.
Le corps de la danse puise son inspiration dans le sol, les courbes et les lignes droites des architectures environnantes, les regards qu’il croise, la charge émotionnelle qui l’environne.
Les écritures chorégraphiques sont spontanées en résonance au milieu qui l’entoure, à la vie, organique, minérale, humaine. Le corps chorégraphique n’est pas dans une recherche d’esthétisme mais un vecteur d’émotions.

Pour figer les émotions des participants, un appareil photographique fixé sur leur front: sans aucune réflexion de cadrage ou de conscience de ce qu’elle va capturer comme image, chaque personne est invitée à appuyer sur le déclencheur, comme si elle clignait des yeux.
Cet acte ne doit être qu’un réflexe émotionnel marqué dans l’instant T.
La présence d’un corps qui se laisse traverser par des espaces, dans une activité chorégraphique qui en découle, et la possibilité d’une activité photographique personnelle et non réfléchie, permettent aux participants d’ouvrir une attention particulière à leurs propres émotions réactives et in-situ.

 

L’INSTALLATION PLASTIQUE

Point final de la démarche du collectif : la création d’une installation dont la matière est puisée dans la collecte des émotions perçues lors des balades sensibles.
Une construction émerge, matérialisant l’âme du lieu, son avatar, sa seconde peau…

L’installation peut prendre place in situ, ou dans un autre lieu, peut être éphémère ou pérenne. Elle est mémoire d’un instant, un reflet, une trace.

Les publics qui découvrent l’installation traversent alors la fusion d’un espace existant, d’un corps humain évoluant à l’énergie du lieu, et des émotions ressentis par des tiers.
Une lecture possible d’un ensemble d’émotions liées à un espace collectif d’hommes et de pierres.
Rendre visible une charge émotionnelle qui a existé, l’âme d’un lieu.
Percevoir l’humanité d’un espace par les émotions humaines qui le font exister.

Collectif Seconde Peau
Sébastien Zanello – plasticien
Valérie Costa – chorégraphe